Faire-part.info

Accoucher, un sport de haut niveau ?

Des chercheurs de la Nursing School de l'université du Michigan ont démontré que l'accouchement était aussi éprouvant qu'un sport d'endurance de haut niveau.

Le

Des chercheurs américains de l'université du Michigan ont étudié l'impact de l'accouchement sur le corps femmes. Pour ce faire, ils leur ont fait passé des IRM, habituellement réservés aux sportifs de haut niveau. Ces examens ont été réalisés sur des femmes qui risquaient une déchirure musculaire au niveau du plancher pelvien lors de l'accouchement. Et le résultat est plutôt étonnant, l'accouchement est aussi éprouvant pour le corps qu'un accouchement à haut niveau.

Ces examens ont permis de démontrer que les traumatismes causés par l'accouchement étaient les mêmes que ceux que pouvaient éprouver les grands sportifs : fractures, déchirures musculaires ou blessures pelviennes dues à une altération du lien os-muscle et non pas nerf-muscle, comme les experts le pensaient jusqu'à présent. ¼ des femmes ont eu des fractures semblables à des fractures post-entrainement et 2/3 présentaient des entorses graves.

 "Les images montrent que 1/4 des femmes avait un excès de fluide dans les os et des fractures semblables à des fractures post-entraînement. De plus, deux tiers des femmes présentaient un excès de fluide dans les muscles, similaire à celui d'une entorse grave" expliquent les chercheurs.

41 % des femmes observées souffraient de déchirements des muscles pelviens, avec un muscle entièrement ou en partie, détaché de l'os pubien. Ces blessures peuvent mettre jusqu'à 8 mois pour cicatriser, tandis que pour 15 % des femmes, elles sont irréversibles.

Même si la rééducation périnéale permet de rééduquer et de tonifier les muscles, elle ne guérit pas pour autant les blessures. Par contre, il est important de pratiquer une rééducation sinon des désagréments peuvent survenir comme des problèmes vésicaux, des fuites urinaires ou encore des prolapsus (descente des organes.)

Les chercheurs suggèrent de rendre obligatoires des IRM post-partum, à la manière de celle que subissent les sportifs ayant réalisé une épreuve intense. Enfin, ils dénoncent le suivi post-accouchement, qui est souvent passé à la trappe.

"On dit trop souvent aux femmes 'vous avez accouché il y a six semaines, nous n'avons plus besoin de vous suivre, tout va bien. Mais toutes les femmes ne se sentent pas bien six semaines après leur accouchement et ne sont pas prêtes à retourner au travail, et elles ne sont pas folles !" a ainsi déclaré la responsable de l'étude Jani Miller.

Réagir à cet article
Ajouter un commentaire...
Recevoir l'actualité par email avec Faire-part Hebdo

Inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter RECEVOIR FAIRE-PART HEBDO

Suivre l'actualité
de Faire-part.info
Recevoir l'actualité gratuitement par email RECEVOIR FAIRE-PART HEBDO