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Etude, 2 enfants sur 3 sont allaités à la naissance (1/3)

La Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES) vient de livrer une étude sur l'allaitement. Elle révèle que 2 enfants sur 3 sont allaités à la naissance. Mais les disparités locales sont fortes et les taux d'allaitement sont différents en fonction des catégories socioprofessionnelles.

Le
Maman qui allaite

La DREES révèle une étude sur l'allaitement des nouveau-nés, basés sur des statistiques de 2013. En 2013, la part des nourrissons allaités à la naissance s'élève à 66 %. Elle n'est plus que de 40 % à 11 semaines, 30 % à 4 mois et 18 % à 6 mois. 

L'allaitement a beaucoup progressé depuis 1990 et reste stable depuis une dizaine d'années, même s'il est inférieur à certains de nos pays voisins. À la fin des années 90, la part des enfants allaités était inférieure à 55 %. La seconde moitié des années 2000, elle dépasse les 65 %. Depuis, elle reste stable pour s'élever à 65 % en Métropole et à 85 % dans les départements et régions d'outre-mer (DROM), hors Mayotte, selon les dernières données disponibles de 2013.

Ce niveau est très inférieur à ceux observés dans la majorité des pays voisins européens pour lesquels des données sont disponibles, notamment dans les pays scandinaves où plus de 95 % des enfants sont allaités à la naissance. Ceci s'explique aussi par un congé parental plus long (environ 1 an) et un allaitement maternel souvent perçu comme obligatoire. En Europe, l'Irlande fait, en revanche, exception avec un taux d'initiation de l'allaitement inférieur à 50 % en 2009.

Les disparités locales sont fortes, avec des taux beaucoup plus élevés en Ile-de-France, dans l'est de la France et dans les départements d'outre-mer, où l'allaitement concerne 85 % des enfants. Certains départements du nord (Aisne, Somme, Pas-de-Calais) et du centre de la France (Cantal, Allier) affichent des taux inférieurs à 50 %. Outre-mer, les taux d'allaitement varient de 78 % à La Réunion (taux stable depuis quelques années) à plus de 90 % en Martinique, Guyane et Guadeloupe.

Une analyse effectuée à partir du deuxième certificat de santé sur la probabilité de poursuivre l'allaitement au-delà des dix semaines de congé postnatal montre peu de différences entre les femmes qui initient et celles qui poursuivent l'allaitement : les régions de l'est et du sud de la France, ainsi que l'Ile-de-France et les DROM restent les plus concernées.

L'allaitement est également plus fréquent parmi les femmes de 30 ans ou plus, diplômées et de catégorie socioprofessionnelle supérieure. La situation professionnelle de la mère est déterminante pour l'initiation et la poursuite de l'allaitement, avec une propension beaucoup plus forte chez les femmes cadres, agricultrices ou inactives. Ainsi, 74 % des femmes cadres allaitent leur enfant à la naissance en 2013, contre 51 % des ouvrières, 61 % des employées et 69 % parmi les professions intermédiaires.

Une analyse effectuée à partir de l’enquête nationale périnatale de 2010 confirme ces résultats, avec un allaitement plus fréquent parmi les femmes les plus diplômées, les cadres ou les professions intermédiaires, et celles dont c'est le premier enfant.

Les femmes qui allaitent le plus longtemps sont souvent âgées de 30 ans ou plus, sont cadres ou inactive, avec plusieurs enfants au foyer. L'allaitement est d'autant plus fréquent que la mère est plus âgée, avec significativement moins de femmes allaitant leur enfant parmi les très jeunes, même quand on tient compte des autres caractéristiques. Le taux d'allaitement est en moyenne de 67 % en 2013, lorsque la mère a 30 ans ou plus, contre 61 % parmi celles de moins de 30 ans. Les femmes ayant accouché dans une maternité de type 3 ou à domicile, ou ayant reçu des séances de préparation à l'accouchement allaitent plus souvent.

Une naissance prématurée ou par césarienne réduit au contraire la probabilité d'allaiter, sans doute parce que les conditions sont alors plus difficiles pour l'allaitement maternel. Les fumeuses allaitent moins souvent leur enfant que les non-fumeuses, bien que les bienfaits de l'allaitement soient considérés prépondérants sur les méfaits du tabagisme en cas d'allaitement.

Le fait d'être très jeune, d'avoir eu une césarienne ou une naissance prématurée apparaît également comme un frein à l'allaitement, alors qu'à l'inverse les femmes qui ont pris de l'acide folique (planifiant peut-être davantage leur grossesse, issues sans doute plus souvent d'un milieu plus aisé) allaitent plus souvent. Ces résultats sont conformes à ceux publiés récemment grâce aux données des cohortes Elfe et Épifane.

Reportage : Etude allaitement

L'allaitement recommandé pour la santé de bébé et de maman (2/3)

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