Les jeunes mamans mieux protégées du licenciement après leur congé maternité

© Vadim Guzhva

L'Assemblée Nationale a voté mi-mars une nouvelle loi qui permet de mieux protéger les jeunes mamans du licenciement lors de leur retour au travail.

L'Assemblée nationale a voté une loi proposée par les radicaux de gauche qui vise à rallonger la période d'interdiction du licenciement des jeunes mères. Actuellement de quatre semaines, cette période de protection sera désormais de dix semaines. Cette mesure devrait aussi s'étendre aux pères.

Aujourd'hui, le Code du travail stipule "qu'aucun employeur ne peut rompre le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constatée et pendant l'intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit au titre du congé de maternité, qu'elle use ou non de ce droit, ainsi que pendant les quatre semaines suivant l'expiration de ces périodes."

Mais comme indique Dominique Orliac, des radicaux de gauche, dans son rapport "cette durée de quatre semaines paraît trop brève étant donné la situation de vulnérabilité de la salariée au moment où elle doit faire face à la fois à la reprise de son travail et à l'arrivée d'un enfant au foyer." Elle ajoute que "la fin du congé de maternité se traduit souvent par un point de rupture dans la carrière des femmes" et que les jeunes mères sont souvent discriminées lorsqu'elles reprennent le travail" comme l'indique la députée "licenciement, pressions pour les inciter à démissionner, freins à une éventuelle promotion interne, etc."

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